Intro.

Depuis peu je connais la série GTO et j'aime beaucoup. Donc, je me suis dit "Si j'faisais une fiction?" A la une, à la deux, à la trois, c'est parti.

Petite introduction avant le premier chapitre ci-dessous :


Ayumi Kawasaki, jeune fille de seize ans fait son entrée dans un lycée de la banlieue de Tokyo. Le lycée Takeshi Okinawa est le seul lycée des environs qui n'ait pas rejeté son inscription, pour cause elle a de sérieuses difficultés concernant les cours et l'apprentissage des leçons. Les élèves de cet établissement étant pour la plupart très dissipés décident de faire vivre un enfer à cette pauvre Ayumi, ce qui ne facilite guère ses capacités à travailler. Mais un jour, un nouveau professeur arrive au poste d'enseignant...

# Gepost op dinsdag 25 december 2007, 13u55

Gewijzigd op zaterdag 26 april 2008, 12u14

#1.

Chapitre 1. ~~



- Laissez-moi tranquille !
- Bien sûr, quand t'auras fini d'te plaindre ma poule !
- Hé les mecs, regardez comme elle est ravissante quand elle se débat !
- Ouais ! Et en plus elle pleure !
- Pitié... S'il vous plaît... Je n'ai rien fait...
- T'en veux encore une dans ta sale gueule salope ?
- Je...
- ÇA SUFFIT !

Les quatre jeunes garçons qui agressaient la nouvelle arrivante se retournèrent et s'écartèrent, laissant la demoiselle apercevoir un homme de grande taille, au corps svelte et à la chevelure décolorée. La lycéenne, faible, tomba et se rattrapa avec ses mains. Elle se trouvait à présent à genoux, les mains sur le béton chaud, le regard fixé au sol, les larmes perlant à ses yeux et le sang coulant le long de son bras. Le grand blond s'approcha lentement d'elle et des autres élèves, les mains dans les poches, une cigarette dans la bouche. Il prit la parole une nouvelle fois.

- N'avez-vous donc pas honte d'agresser une de vos camarades ?
- Une de nos camarades ? Tu me fais rire, répondit l'un d'eux.
- Peu m'importe ce qu'elle représente à vos yeux, bande de minables !
- C'est une nouvelle élève, elle a une vraie démarche de pute celle là ! ajouta un autre.
- CE N'EST PAS VRAI ! s'écria t-elle.
- Oh! Mais c'est qu'elle s'énerve la gonzesse !
- C'est donc comme ça que vous traitez les nouveaux élèves ? C'est pathétique d'attaquer une jeune fille sans défense, et en groupe en plus de ça ! Vous savez comment on appelle cela ? De la lâcheté.
- Qu'est-ce que je m'en tape de ta lâcheté mon pote !
- Mon pote ? Ha ha. Tu me fais rire. A ta place, je ne serais pas si sûr de moi, tu prends trop vite confiance. Partez maintenant.
- Et si..., commença le plus vieux de la bande.

L'inconnu l'empoigna par le col et lui lança un regard méprisant. Les amis du chef de la bande prirent la fuite, laissant ce premier seul face à plus fort et plus âgé que lui. Il finit par partir en courant à toute vitesse et la personne que la jeune fille aurait pu appeler son sauveur l'aida à se relever.

- Merci mais je...
- Ne me dis pas que tu t'en serais sortie seule. Allons, il y a bien une infirmerie quelque part dans les environs ?
- Oui mais je ne me sens pas capable de marcher jusque là-bas.
- Je vais t'y emmener. Il te suffit de t'appuyer sur moi.

Elle réussit enfin à se lever et ils partirent ensemble en direction de l'infirmerie.

- Au fait, comment t'appelles-tu ?
- Ayumi... Ayumi Kawasaki.
- C'est plutôt joli. Ce n'est pas la première fois qu'ils t'agressent, n'est-ce pas ?
- Exact. Je suis ici depuis deux mois environ. Je n'ai rien fait à personne mais dans ce lycée, tout le monde me méprise.
- J'imagine à quel point cela doit être difficile. Ça y'est, nous y sommes. Vas-y, nous aurons l'occasion de nous revoir.
- Vous ne venez pas avec moi ?
- Non et je m'en excuse d'avance. Je devais me présenter dans le bureau de la directrice il y a déjà quinze minutes mais j'étais occupé à aider une jolie fille qui se faisait malmener par de jeunes idiots.
- Ah, excusez-moi alors. Au fait, je ne vous ai même pas demandé votre nom.
- Appelle-moi professeur Onizuka.

Ce dernier tourna les talons et marcha rapidement en direction des escaliers où il tourna. L'infirmière ouvrit la porte à Ayumi et fut presque choquée de voir l'état dans lequel elle se trouvait. Après une heure passée à l'infirmerie, la jeune nippone partit afin d'aller dans sa salle de cours. Elle savait déjà qu'en rentrant, tous les regards se tourneraient vers elle. Celle-ci appréhendait quelque peu son retour en cours, mais après tout, cela était malheureusement devenu une épreuve quotidienne dans sa vie. Arrivée devant la porte, elle hésita un instant à entrer et se décida enfin à l'ouvrir. A sa plus grande surprise, le professeur Onizuka se trouvait face à elle et parlait aux élèves. Elle resta figée sur place, contemplant la silhouette de celui qui lui faisait face. La lumière tamisée de la pièce éclairait légèrement la chevelure dorée de l'enseignant et la fenêtre était ouverte, ce qui faisait que la chaleur de l'extérieur pénétrait la salle et qu'une goutte de sueur coulait dans le cou du nouveau professeur. Enfin ça, ce fut elle et seulement elle qui le remarqua. Mais comme elle l'avait si justement prédit, tous les regards étaient braqués sur elles. Le regard de son sauveur croisa également le sien un instant, ce qui fit rosir ses joues auparavant pâles à cause de sa faiblesse. M. Onizuka rompit le silence :

- Je vous invite à vous asseoir, Mademoiselle Kawasaki.

Ce qu'elle s'empressa de faire. Pendant qu'elle parcourait les quelques mètres qui la séparaient de sa chaise, les élèves discutaient entre eux, se demandant comment le professeur connaissait son nom.

- Comme je le disais avant que votre camarade n'entre, reprit le dénommé Onizuka, je suis Eikichi Onizuka le Great Teacher de vingt-deux ans, célibataire et libre comme l'air.
- Et puceau comme un blaireau ? Le coupa une fille assise au fond de la classe.

Des rires éclatèrent mais se stoppèrent quelques fragments de seconde plus tard.

- Méfie-toi que ce soir je ne te viole pas au bout du couloir afin que tu me dépucèles !
- Hé m'sieur ! L'interpella une autre élève, demandez à Ayumi, elle se fera un plaisir de vous faire plaisir !
- Espèce de sale putain ! cria t-elle à travers la classe.
- Et après elle s'étonne qu'elle n'a pas d'amis. Tsss... Faites attention professeur, pour sortir avec elle, à mon avis il vous faudra beaucoup de courage !
- Et à toi il te faudra attendre trois heures de plus avant de quitter le lycée ce soir ma chère, répondit instinctivement son interlocuteur.
- Connard !
- Pardon, je voulais dire trois heures de plus ici aujourd'hui et trois heures de plus ici demain. A présent je crois que le cours peut commencer.

A la fin de la journée, tout le monde s'empressa de partir, certains envisageant déjà d'offrir une 'petite correction' à leur nouvel enseignant. Comme tous les soirs, Ayumi quitta l'établissement seule mais arrivée sur le trottoir en face de l'entrée du lycée, une voix l'appela derrière elle. Cette dernière se retourna lentement, laissant sa chevelure noire flotter dans le vent, et eut le plaisir de constater que c'était M. Onizuka qui venait de l'appeler. La demoiselle traversa une nouvelle fois la route afin de le rejoindre et fut étonnée par les mots qu'il prononça :

- J'aimerais te parler mais boire un café ne prendrait pas assez de temps. Un restaurant ce soir, ça te dit ?
- Euh... Je ne sais pas si je devrais. C'est-à-dire que nous nous connaissons à peine et...
- Allez quoi !
- Vous m'offrez votre aide, ensuite vous m'invitez au restaurant. Qu'est-ce que cela cache ?
- Le début d'une relation entre un prof et une jolie élève ?
- Pardon ?
- Oui enfin le début d'une relation amicale voyons !
- Ah ! Bon et bien, entendu, je dîne avec vous.
- OK alors monte sur ma moto ma jolie !

Elle monta dessus, se demandant si elle avait bien fait d'accepter cette offre. Mais après tout, ce prof, elle l'admirait même si elle ne voulait pas se l'avouer à elle même, alors pourquoi refuser ? Ayumi passa ses mains autour de la taille d'Eikichi afin de s'aggriper pour ne pas tomber et posa sa tête sur son épaule, songeant à beaucoup trop de chose à la fois.

- C'est parti ma jolie !


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# Gepost op woensdag 26 december 2007, 11u58

Gewijzigd op zaterdag 26 april 2008, 12u00

#2.

Chapitre 2. ~~



Ayumi ne fit aucun commentaire sur la dernière remarque que ce dernier lui avait faite. La moto s'arrêta devant un restaurant, petit, certes, mais qui avait l'air convivial. Les deux jeunes gens entrèrent et un homme de petite taille vint les accueillir.

- Une table pour deux personnes ? leur demanda t-il.
- Non vous voyez bien qu'on est deux mille, deux tables de mille..., répondit lassement Onizuka.
- Monsieur est très drôle ! Où sont vos amis ? le questionna encore le serveur.
- Roh laissez tomber.

Ayumi ne put s'empêcher d'esquisser un sourire et son 'Great Teacher' l'emmena dans le fond de la salle où se trouvait une table libre. Ils prirent place et commandèrent chacun quelques sushis qui arrivèrent quelques instants plus tard.

- Vous faites souvent ce genre de remarques aux personnes que vous croisez ? interrogea Ayumi.
- Non mais que veux-tu, de nos jours faut tout faire soi-même.
- Si vous le dites...
- Alors, parle moi un peu de toi.
- Vous savez, je n'ai pas grand chose à vous raconter.
- J'ai entendu dire que tu avais de nombreuses difficultés, est-ce vrai ?
- Oui.
- Tu n'as jamais songé à prendre des cours particuliers ?
- A quoi bon prendre des cours particuliers si les profs sont tous des sales connards invétérés ?
- Tu sais, ce ne sont pas tous des sales connards invétérés comme tu dis...
- J'm'en fiche.
- On dirait que j'ai affaire à un tempérament de feu... Bon, je ferais avec... Sinon, tu n'aurais pas de l'admiration pour quelqu'un du lycée ?
- De l'admiration ?
De l'admiration ? Comment peut-on admirer des individus qui vous persécutent ?
- C'est vrai... Etant donné que je suis ton professeur, j'aimerais contacter tes parents, leur parler de quelques petits trucs...
- Vous plaisantez ? Je vous déconseille de leur en toucher un mot.
- Comme tu voudras mais sache que je ne serais pas toujours là pour t'aider.
- Je ne vous ai jamais rien demandé alors ça m'est égal ! Je... Excusez-moi, depuis tout à l'heure je vous envoie balader alors que je devrais plutôt vous être reconnaissante.
- Ce n'est rien... C'était quoi ça ?
- De ?
- Je ne sais pas, j'ai cru voir un flash.
- Mais non il n'y a eu aucun flash. Dites, vous ne pensez pas que si les élèves répandent des rumeurs sur vous et moi, ça pourrait nuire à votre carrière ?
- As-tu déjà oublié mon nom ? Je suis...
- ... Eikichi Onizuka, le Great Teacher de vingt-deux ans, célibataire et libre comme l'air ainsi que puceau comme un blaireau, s'exclama t-elle en riant.
- Non ! Euh... Bref, c'est indiscret. Je suis Eikichi Onizuka et je ne me laisserai pas marcher sur les pieds par des vermines de leur espèce.

Un nouveau sourire vint s'afficher sur le visage de la jeune fille qui resta encore quelques heures avec son professeur à discuter d'un peu n'importe quoi. Minuit passé, elle dut prendre congé et rentra chez elle après avoir remercié Eikichi qui l'avait invité au restaurant, mais qui n'avait rien payé puisqu'ils étaient sortis très discrètement.
La nuit passa et ce fut de nouveau le moment de retourner en cours. Pour une fois, personne ne lança d'insulte à l'attention d'Ayumi. "C'est bizarre..." pensa t-elle, mais en réalité, tout le lycée se trouvait devant le panneau d'affichage à l'entrée.

- Alors eux ils ne perdent pas de temps ! s'exclama une fille.
- Ça tu l'as dit ! Je n'imagine pas le scandale que ça va faire ! ajouta une autre.
- Eikichi Onizuka, vingt-deux ans, casé et renvoyé. Ouais, ça fait un bon titre pour mon article ça.

Le jeune homme qui avait parlé était brun, portait des lunettes, il était également passionné d'informatique et se prénommait Kikuchi. S'il y avait bien quelqu'un qui n'avait jamais fourré son nez dans les affaires d'Ayumi, c'était bien lui. Enfin, jusqu'à ce jour... Ayumi qui entendait les élèves glousser décida de se précipiter vers le tableau d'affichage où elle y vit trois photos d'elle mangeant avec Onizuka la veille au soir.

- Et moi tu ne m'invites pas à manger ? demanda une certaine Yoko d'un ton provoquant.

Ayumi lui jeta un regard menaçant avant de s'avancer vers elle et de lui cracher au visage puis de rentrer dans le lycée. Elle semblait alarmée et cherchait Onizuka dans tous les couloirs. Ce fut sur le toit qu'elle le trouva adossé contre le rebord et fumant une cigarette.

- Qu'est-ce qui t'amène ma petite Ayumi ?
- Vous vous rappelez hier quand vous m'avez dit que vous aviez vu un flash ? Allez voir en bas, il y a des photos de nous.
- Je sais.
- Qu... Quoi ? Et qu'allez vous faire ?
- Rien du tout. Laisse les parler, quand ils en auront marre, ils cesseront leurs pitreries.
- Ça m'étonnerait. Ici, ils ne sont pas du genre à abandonner facilement.
- Et alors ? Ce n'est pas grave je te dis. Au fait, je t'ai vu cracher à la figure de cette fille... Ça mérite un dix-huit sur vingt, bien casé entre les deux yeux. Mais la prochaine fois, essaie de viser les yeux.
- Vous me mettez une note pour ça ?
- Je mets des notes comme bon me semble. A tout à l'heure.

Ce dernier posa son mégot au sol qu'il écrasa de son pied avant de descendre du toit. Ayumi resta sur le toit et n'en redescendit qu'une fois que la sonnerie ait retenti. Une fois dans la salle de cours, elle se contenta d'aller s'asseoir à sa place et de regarder par la fenêtre. "Tout est si beau dehors... Quand pourrais-je m'enfuir ?" songea t-elle. Pas maintenant en tout cas. La pauvre fille était condamnée à vivre un calvaire pendant toutes ses prochaines années au lycée. Le professeur Onizuka entra enfin, mais contrairement à ce que pensait Ayumi, il était resté calme. Il avait l'air sûr de lui et ça plaisait à la lycéenne, bien qu'elle était un peu inquiète. L'homme aux cheveux décolorés parla ainsi :

- Si je demande qui a pris les photos qui se trouvent dans l'entrée, je suis persuadé que personne ne se dénoncera bien que j'aie ma petite idée mais Eikichi Onizuka ne se permettrait pas d'accuser sans preuves. C'est pour cela que pour demain, vous me ferez tous une jolie dissertation de huit pages complètes, je dis bien huit, pas sept, pas neuf, avec pour sujet la question "Pourquoi persécutons-nous les nouveaux élèves ?".
- Huit pages ?! se pleignit Yoko.
- Tu veux m'en faire le double peut être ?
- Nan c'est bon.

Au même moment, le sous-directeur entra et prit la parole :

- Nous règlerons le problème entre vous et votre élève plus tard, voulez-vous ? Quant à vous chers élèves, je vous demanderais de ne pas persécuter notre nouvelle arrivante comme vous l'avez si bêtement fait à Mademoiselle Kawasaki.
- Tu paries que dans deux jours on ne voit plus sa sale tronche à ce con de prof ? murmura un élève à son voisin.
- Ouais, grâce à nous ! Ensuite on s'occupe d'Ayumi.
- Il y a une nouvelle élève ? demanda Kikuchi.
- C'est ce que je viens de dire. A l'avenir, évitez de parler pour ne rien dire d'intéressant. Elle se nomme donc Urumi Hayabusa. Mademoiselle Hayabusa, veuillez entrer.

Ce qu'elle fit timidement. Celle-ci jeta un bref regard à ses nouveaux camarades avant de le poser sur Ayumi qui elle, ne semblait pas l'avoir entendue entrer vu qu'elle observait toujours l'extérieur par la vitre.

- Euh, bien, reprit Onizuka. Va t'asseoir.
- Où ? bredouilla t-elle.
- Devant Ayumi.

Ayumi la vit cette fois s'asseoir devant elle.

- Bon, moi je vais m'occuper de ma Cresta. Ce soir on s'occupe de votre problème.

Le sous-directeur partit, laissant un brouhaha s'installer.


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# Gepost op donderdag 27 december 2007, 13u19

Gewijzigd op zaterdag 26 april 2008, 12u03

#3.

Chapitre 3. ~~



- C'est quoi ton nom ? Demanda Urumi à Ayumi.
- Moi c'est Ayumi. Je crois que tu es bien la première dans cette classe à m'adresser la parole sans me provoquer.
- Pourquoi ? Les autres te provoquent ?
- Oui. Depuis que je suis ici c'est comme ça. Attends toi à subir la même chose.
- Hein ?
- C'est comme ça qu'ils traitent les nouveaux. Peut-être qu'ils me laisseront tranquille pour te causer des ennuis à toi, qui sait ?
- Super, ça me rassure ce que tu dis là.

Elles discutèrent un peu tout le long du cours et à la pause du midi, les deux japonaises prirent leur repas ensemble.

- Au fait, de quoi parlait le sous-directeur quand il a dit au prof qu'ils régleraient ensemble son problème ce soir ? l'interrogea Urumi.
- J'imagine que tu n'as pas vu le panneau d'affichage dans l'entrée. Des élèves ont pris des photos de M. Onizuka et moi.
- T'as une relation avec le prof ? Wouah !
- Euh c'est pas ce que tu crois. Il m'a invité à diner pour parler un peu de moi.
- Ah j'ai eu peur, j'ai cru que c'était encore plus que ça ! Dis moi, quand tu dis que je risque d'avoir des ennuis, c'est-à-dire ?
- C'est-à-dire qu'on va t'emmerder et t'agresser pendant un long moment.
- Et ça s'arrête quand ?
- Ça j'en sais rien mais moi ça m'agace. Pour te dire, si Onizuka n'avait pas intervenu hier, je ne sais pas comment j'aurais fini...
- D'habitude, personne n'intervient ?
- Non. Lui il est intervenu parce qu'il est nouveau. Il est là depuis hier.
- Ah ok...

Le regard d'Urumi parcourut la salle avant qu'elle ne puisse ajouter :

- Tu pourrais me rendre un service ?
- Euh oui, ça dépend pour quoi...
- Le mec brun derrière son PC, là-bas, c'est qui ?
- C'est Kikuchi. Mais je ne lui parle jamais et lui non plus ne m'a jamais parlé.
- Il a l'air calme et posé. Et beau gosse en plus !
- Ne me dis pas que tu as déjà flashé sur lui ?

Urumi ne put s'empêcher de faire un grand sourire qui signifiait pour sa nouvelle amie une réponse affirmative.

- Ecoute, reprit Ayumi, tu es nouvelle et je te déconseille de flirter dès ton arrivée.
- Hé dis donc Madame Onizuka, c'est pas toi la mieux placée pour me dire quoi que ce soit ! Moi, à la grande différence de toi, c'est que je tombe amoureuse des élèves et non des profs ! Bientôt tu vas être dans les pattes du sous-dirlo, c'est ça ?

Ayumi qui mangeait lentement sembla s'étrangler avec des nouilles. Son teint avait également viré à l'écarlate et son regard plongea dans celui de son interlocutrice.

- Ça se voit tant que ça ? Soupira t-elle.
- De ? Ne me dis pas que toi et le sous-dirlo vous avez mangé un plat de sushis il y a une semaine ! fit-elle avec stupéfaction.
- Ne dis pas de conneries ! Je voulais dire, ça se voit tant que ça que j'ai flashé sur Onizuka ?
- Voyons, de nos jours c'est pas commun un dîner prof/élève !
- Ça suffit, je t'interdis de dire ça !
- T'as du culot pour me dire ça toi ! C'est toi qui a commencé avec tes reproches à la con !
- C'est bon on arrête de parler de ça, ça commence à m'chauffer là.
- Onizuka, il...
- Tu vas la fermer avec Onizuka toi ?

Ayumi parlait à présent d'une voix si forte que quasi tous les regards s'étaient tournés vers elle. Cette dernière lança un regard foudroyant à sa nouvelle amie et se leva brusquement avant de poser les poings sur la table.

- Ça va, du calme ! J'avais l'intention de te demander si Onizuka faisait des cours barbants.
- Ah...

Ayumi se rassit et sentit un sentiment de mal-être l'envahir. Elle avait prononcé le nom de son professeur si fort que les autres élèves auraient pu avoir de nouveaux soupçons concernant les relations qu'elle entretenait avec M. Onizuka.

- Bah j'en sais rien je n'ai eu qu'une journée et demie de cours avec lui, comment veux-tu que je le sache ! répliqua Ayumi.
- Ça va ! Pas la peine de me répondre avec un ton désapprobateur !
- Si tu attends des excuses de ma part tu peux toujours te les foutre dans le cul !
- T'es toujours aussi agréable avec ceux qui t'adressent la parole ?
- J'sais pas, j'me rends pas compte, rétorqua Ayumi.
- Je vois... Bon, t'as fini tes nouilles ou bien je dois te les faire bouffer par les narines pour que tu termines de manger ?
- Tu sais quoi ? Je sens qu'on va bien s'entendre toutes les deux.
- Ferme donc ta gueule et mange !

Urumi avait dit ça sur le ton de la rigolade et attendit que sa nouvelle copine ait fini de manger pour quitter les lieux et se rendre sur le toit, à la demande d'Ayumi.

- Tu m'expliques ce que tu viens faire ici ? demanda Urumi.
- J'espérais voir Onizuka ici mais non, il n'est pas là.
- Tu m'étonnes que les autres pensent des choses après !
- Quelqu'un a dit mon nom ? annonça une voix derrière les deux filles.

Les deux camarades se retournèrent et virent le professeur Onizuka qui leur faisait face.

- Oui, moi, répondit Ayumi.
- Et bien je suis là maintenant ! Alors, qu'est-ce qu'il t'arrive ? l'interrogea t-il.
- Rien, je voulais juste savoir ce que vous diriez ce soir devant le sous-directeur.
- Que veux-tu que je dise, hein ? Il ne s'est rien passé alors je me contenterai de dire la vérité qui n'est autre que « moi et ma chère élève avons mangé ensemble pour parler de ses problèmes ». Faut pas t'en faire pour ça. Tu penses que je vais me faire virer dès mon deuxième jour ? Ça m'f'rait mal !
- Je compte sur vous.
- Tant mieux ! Bon les cocottes, je vais...
- Les cocottes ? répéta Urumi, vexée.
- Les poulettes tu préfères ? suggéra Onizuka, visiblement amusé.
- Vous ne pouvez pas vous contenter de dire 'les filles' ?
- Bon les filles, insista t-il, moi j'ai pas mangé alors j'y vais de suite. Y en a-t-il une de vous deux qui veut que je l'emmène avec moi ?

Ayumi toussa discrètement et donna un coup de coude à Urumi signifiant qu'elle devrait répondre à sa place.

- Non, répondit-elle tout simplement.
- Tant pis les filles. Ciao à plus !

Le jeune adulte se détourna d'elles et s'absenta.

- Alors lui, je viens juste de le connaître et je peux déjà te dire qu'il lui manque une case, assura Urumi à Ayumi.
- Dis pas ça, il a un bon fond.
- Un bon fond, un bon fond..., répéta t-elle. Tu sais où tu peux te le mettre ton bon fond ?
- Non, où ?
- Tu le fais exprès ?
- Oui.
- Wouah c'est quoi ça ?
- De quoi ?

Urumi s'était avancée sur le bord du toit d'où elle put voir une voiture blanche garée sur le trottoir.

- C'est une voiture duconne !
- Non, tu crois ? Mais sérieusement...
- C'est la voiture du sous-dirlo, il a les moyens ce con !
- Ah bon ? Il en a d'la chance !
- D'ailleurs ça me donne une petite idée..., dit Ayumi avec un sourire en coin.
- Ah ? Et laquelle ?
- Ça te dit une petite virée en voiture après les cours ?
- T'es sérieuse là ? Et comment on fait ?
- Tu te charges de voler la clé à ce pauvre connard de sous-directeur et moi je conduis !
- Hmm... Ok ça marche !

Les deux lycéennes s'assirent par terre et restèrent là à discuter un long moment. Lorsque vint l'heure de retourner en classe, elles y allèrent sans broncher. Le cours commença difficilement à cause du bruit que causaient les élèves.

- ECOUTEZ-MOI BIEN SALES VERMINES ! VOUS ALLEZ LA FERMER VOTRE GUEULE ! hurla Onizuka.
- Regardez, le prof s'énerve ! Moi je dis qu'on devrait continuer à causer, dit un élève.
- Ah ouais ? Tiens, au fait, j'avais pas une dissertation de huit pages à ramasser pour aujourd'hui ? Et bah sortez là moi !

Seuls quelques élèves sortirent huit pages complètes de leur sac.

- C'est tout ce que j'ai ? Très bien, vous me passerez le cours à faire votre dissert'.
- Quoi ?! s'écria la classe d'une même voix.
- Vous m'avez bien entendu, répondit Onizuka avec un grand sourire qui laissait apparaître des dents d'un blanc terne.
- Et pour ceux qui l'ont faite, votre foutue dissertation ? demanda Kikuchi.

Urumi détourna son regard du mur pour observer Kikuchi. Celui-ci regarda Urumi quelques instants et finit par lui faire un petit sourire qu'elle lui rendit avant de se prendre un coup de pied dans la chaise par Ayumi qui se trouvait derrière.

- Plus tard tu me remercieras, assura cette dernière.
- C'est ça !
- Pour ceux qui l'ont faite... Bah euh, vous n'avez qu'à discuter.
- Et moi je fais quoi ? demanda Urumi.
- Toi tu ne fais rien, t'es pas concernée.

Urumi se retourna donc vers Ayumi pour établir un plan afin de voler les clés au sous-directeur.

- Très bien, dit Ayumi, donc, à la fin du cours tu...



4o COM AVANT LA SUITE.

# Gepost op maandag 31 december 2007, 12u35

Gewijzigd op zaterdag 26 april 2008, 12u04

#4.

Chapitre 4. ~~



- Je peux me joindre à votre conversation ? les interrompit Kikuchi qui avait apporté une chaise pour s'installer à leur table et qui s'était déjà assis.
- Bah écoute, tu t'es déjà installé alors que veux-tu que..., débuta Ayumi.
- Bien sûr que tu peux te joindre à nous ! s'exclama Urumi.
- Merci. Au fait, moi c'est Yoshito Kikuchi. Vous parliez de quoi ?
- De rien. Oui c'est ça, on parlait de..., commença Ayumi.
- On parlait de M. Onizuka ! la coupa Urumi.
- Ah... Alors c'est vrai que tu sors avec lui ? demanda le jeune homme.
- Répète ça encore une fois pour voir ? s'énerva la demoiselle concernée.
- Non, personne ne répète quoi que ce soit ! s'exclama Urumi. Parlons un peu de toi et cesse donc de poser des questions. J'ai cru comprendre que tu étais passionné d'informatique ?
- C'est exact. Je peux réparer ton ordinateur ou bien y installer un virus si l'envie me prend.
- T'entends ça ? chuchota Urumi à l'oreille d'Ayumi, je vais pouvoir me le faire derrière un PC !
- T'as cru que c'était un mec facile ou quoi ?
- Qui est un mec facile ? demanda t-il.
- Mais personne voyons ! promit-elle.
- Je connais une fille qui s'appelait Urumi également... Urumi Kanzaki. Une fille charmante mais avec qui tu ne pouvais pas compter sur une relation amicale.
- Ah bon ? fit celle-ci, étonnée. Elle était dans cette classe ?
- Oui, mais elle ne vient plus depuis des mois.
- Je vois...
- Je te présenterai les élèves de la classe si tu veux. Mais plus tard, là je n'en ai pas envie.
- Pas de problème !
- Et moi alors ? s'imposa l'autre étudiante.
- A toi aussi si tu veux.
- Merci. Euh... Professeur ! l'interpella Ayumi.

M. Onizuka s'était lancé dans une discussion passionnante avec trois des élèves assis à la première rangée, qui s'étaient réunis autour d'une seule et même table.

- Qu'est-ce qui t'arrive ma petite Kawasaki ?
- Est-ce que moi et Urumi pouvons sortir quelques instants ?
- Ouais, si tu veux.

Ayumi força son amie à se lever et la tira hors de la salle de cours. Elle prit soin de fermer la porte et s'éloigna dans le couloir.

- Tu peux m'expliquer ce que tu fais là ? On était en pleine discussion avec le beau Kikuchi ! se plaignit Urumi.
- J'ai pas envie de tenir la chandelle non plus ! Bref... En fait, si Kikuchi se mêle à nous à chaque fois qu'on a une discussion importante, ça va pas le faire. C'est pour quoi nous allons voler la clé magique maintenant, expliqua Kawasaki.
- T'es sérieuse ? On s'y prend comment alors ?
- Tu fais diversion et je vole la clé.
- Et comment je fais diversion ?
- Use donc un peu de ton charme ! déclara t-elle.
- Je peux faire semblant de pleurer aussi !
- Alors vas-y, fais-en des tonnes !

Les deux jeunes filles s'avancèrent dans le couloir sans aucun bruit afin de ne pas éveiller les soupçons des professeurs qui assuraient leur cours et qui risqueraient de les entendre. Une fois devant la porte du bureau du sous-directeur, Ayumi adressa un clin d'½il à sa complice et partit se cacher derrière le mur de l'escalier. Urumi frappa à la porte qui s'ouvrit, laissant le corps de M. Uchiyamada se dévoiler à elle.

- Un problème ? demanda t-il.

Le regard de celui-ci se posa sur l'opulente poitrine de l'élève.

- Oui, en fait, je tenais à vous faire part de quelque chose...
- Eh bien, entrez.
- Je préfère vous expliquer cela en marchant.
- Comme vous voudrez.

Le maladroit avait retiré sa veste où il avait l'habitude d'y glisser la clé de sa merveilleuse voiture. Il se retira donc avec la séduisante Urumi et passèrent devant l'escalier où se trouvait Ayumi, sans que la victime de leur complot ne puisse la remarquer. Elle fit un geste avec son pouce à l'adresse de sa camarade puis attendit qu'ils ne soient plus dans son champ de vision pour agir. Enfin, elle se faufila dans le bureau et fouilla dans toutes les poches de la veste du sous-directeur. Sa main cherchait, tâtait... Mais en vain : ses poches étaient vides. Elle regarda alors sur le bureau, sur l'étagère puis dans les tiroirs.

« S'il n'y a rien dans le tiroir, c'est foutu. » pensa t-elle.

Ayumi ne vit pas trace de clé dans le tiroir. Un sentiment de mal être monta en elle et la sueur commença à perler sur son front. Après avoir soulevé plusieurs dossiers, elle trouva enfin son bonheur. La demoiselle se dépêcha de tout remettre en état et s'échappa à toute vitesse. Sauf qu'au bout du couloir, elle fit face à sa camarade qui revenait avec lui.

- Donc voilà... dit Urumi.
- Je comprends, c'est plutôt compliqué.
- Il fait chaud, vous ne trouvez pas ?
- Si, c'est pour cela que j'ai retiré ma veste...
- Je devrais peut être retirer mon haut...
- Ce n'est pas une mauvaise idée... Mais euh... Oh mon dieu ! J'y repense ! Les clés de ma... ma... ma... ma Cresta ! Elles étaient dedans ! Ah, non... C'est vrai je les ai retirées pour les mettre dans le tiroir de mon bureau.
- Ah, ce serait bête que vous les perdiez...
- Je ne m'en remettrai pas. Oh ! Kawasaki ! Que faites-vous ici ?
- J'ai demandé la permission à M. Onizuka d'aller faire un tour.
- Retournez immédiatement en...
- Oh ! Mais Urumi, qu'est-ce qui t'arrive ? On dirait que tu as pleuré !
- Je n'ai rien, laisse tomber...
- Retournez immédiatement en cours et veuillez raccompagner votre camarade !
- Ça va, t'énerves pas à ouais ! s'exclama Ayumi.

Urumi et Ayumi partirent donc en direction de la salle de cours. La comédienne ne put s'empêcher de demander :

- Alors ? T'as la clé ?
- Ouais ! Arrête j'ai eu trop peur, j'la trouvais pas dans sa veste. Regarde le beau bijou !

Cette dernière sortit une clé couleur or de sa poche et la mit sous le nez de son amie.

- Ma chère, ce soir on sort !
- Ouais, super t'as assuré !
- Toi aussi ! Comment tu fais pour faire semblant de pleurer ?
- J'sais pas...

Elles franchirent l'entrée de la salle de cours. Certains élèves leur lancèrent des questions du type « Vous étiez où ? Vous en avez mis du temps ! »... Mais leur professeur ne fit pas attention aux deux filles qui venaient d'arriver. Chacune repartit s'asseoir puis retourna dans une discussion :

- Vivement que Kikuchi me présente l'autre blond là-bas, dit Urumi avec envie.
- Ça y'est tu recommences !
- Ah pardon, c'est vrai que toi t'aimes le prof !
- Hé nan ! Arrête avec ça ! Figure-toi que le pote au blond m'intéresse également.
- C'est quand même bizarre que tu ne connaisses pas le nom de ceux qui sont dans ta classe...
- Je te rappelle qu'avant ton arrivée, je me faisais persécuter.
- Ah ouais, c'est vrai...
- Bonne nouvelle !
- Quoi ?
- Dans deux minutes, on va pouvoir faire notre virée en voiture !
- J'espère qu'on se fera pas choper quand même !
- Mais non t'inquiète ! Et puis, après tout on s'en fout, il faut profiter de notre jeunesse.

Les deux filles attendirent sans bruit que la sonnerie retentisse puis quand tous les élèves furent sortis de la classe, Ayumi souhaita bonne chance à son professeur et lui fit une bise sur la joue droite avant de se hâter vers la sortie.


4o COM AVANT LA SUITE.

# Gepost op donderdag 24 januari 2008, 13u05

Gewijzigd op zaterdag 26 april 2008, 12u05